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La bataille de Roncevaux au col de la Pierre Saint-Martin
#1
Édit du 31/12/20 : Ça me semble assez évident, mais je préfère préciser, c’est toujours mieux : la piste présentée ici est évidemment fausse depuis que l’on connait le cahier des charges (c’est-à-dire un an à peu près).

Ah ah ! Vous l’aviez pas vu venir celui-là !

Histoire de rajouter un peu de binz au binz existant, me voici avec cette troisième piste, toute fraiche (ce qui est normal, vu qu’il s’agit du col le plus haut des trois) et qui, ma foi, a quelques avantages que je trouve non négligeables.

Reprenons donc.

La charade nous « indique » la destination (Roncevaux), « clairement et sans autre décryptage », expression d’un chercheur validée par Max. C’est-à-dire que la destination est indiquée (c’est-à-dire nommée). Mais… il faut ensuite la trouver, c’est-à-dire la localiser. Et on tombe sur ces madits comme quoi il est plus difficile de trouver le tout de la 470 que de la 530 (un madit exclut la possibilité que le surplus de difficulté provienne du nombre d’items de la charade).

Il est loisible ici à chacun d’interpréter cette difficulté comme provenant du simple fait que la carte Michelin de 1993 ne mentionne pas Roncevaux, ou bien de penser qu’effectivement, cette destination n’est pas l’actuel village d’Orreaga-Roncevaux (ou le col d’Ibañeta-Roncevaux tout proche) et qu’il va falloir se montrer un peu plus malin (ou pas !). Ce fil interprète la difficulté de localisation (à propos de laquelle Max dit : « Croyez-moi, j’ai mes raisons ») comme un nouveau décryptage à effectuer.

Quelles indications avons-nous ?

Nous avons bien compris que Max insistait sur le fait qu’on cherche une localisation de la bataille de Roncevaux : d’une part, nous avons le visuel, d’autre part, l'I.S. Bien. Nous savons aussi, malgré le fait que les historiens dans leur grande majorité considèrent que la bataille se déroula aux alentours du col de Roncevaux (peut-être plutôt sur le flanc espagnol dans la vallée qui y mène, mais peu importe), rien ne nous l’assure, et les spéculations vont bon train, y compris jusque dans les Pyrénées orientales.

À partir de ces indications, il est permis de penser que la destination peut être n’importe quel col des Pyrénées. Il semble délicat d’aller plus loin (vers l'est) que le col du Pourtalet (celui après le Somport), car un madit (2001-10-19/28) nous dit que le changement de direction est supérieur à 20 degrés ; si on considère que le changement peut se faire n’importe où, y inclus donc juste après Bourges, on mesure cet angle à partir de Bourges. Si on trouvait une bonne raison pour laquelle ce changement de direction se ferait dans une zone plus précise, et plus au sud, alors bien sûr cela élargirait encore la recherche.

Donc, on se retrouve avec un nombre assez restreint de cols. Certains ont élu le col du Somport (pour des raisons qui ont été discutées et qui sont ce qu’elles sont), ici je me propose d’élire le col de la Pierre Saint-Martin. Voyons pourquoi.

Éléments tendant à valider le col de la Pierre Saint-Martin

L’idée ici est de réinterpréter le visuel de la 470 comme une espèce de rébus et de tableau validant le nom du col. Le gros point positif que j’y vois est que cela explique les bizarreries du visuel sur lesquelles je m’étais interrogé (comme beaucoup d’entre vous je suppose) sans trouver aucune réponse jusque là.

1. Le fameux rocher difforme

La forme non naturelle de ce rocher (en tout les cas qui aurait dû être dessinée s’il s’était agi de dessiner un simple rocher) m’interroge depuis le début. Que voit-on ? Ni un rocher sur un flanc de montagne, ni une grosse pierre sur le sol. C’est un agglomérat de ce qui semble être deux choses, dont tout un chacun a forcément déjà remarqué certains éléments : on a notamment une espèce de ligne de crête sur la partie gauche, avec ce que j'interprète ici comme une succession de pics et de cols (3 pics si on veut être précis), qui peuvent être interprétés comme la partie ouest des Pyrénées, et une grosse pierre, qui est la partie droite, enfichée dans la « montagne modèle réduit » au niveau du dernier col.

Et je ne parle pas de grosse pierre par hasard, puisque Max, à deux reprises, utilise le terme (comme un terme alternatif à rocher).

Eh bien, nous voilà avec un élément symbolique nous indiquant la position et la première partie du nom de ce col (col de la Pierre), puisque voici une pierre située au niveau du 3e col (approximativement, peu importe que ce soit réellement ou pas le 3e pour le décryptage, l’intérêt étant surtout que ce ne soit pas le premier ; cependant, 3e colle bien avec la carte Michelin il me semble) des Pyrénées.

2. La masse sombre et l’épée « activée »

Ce col s’appelle donc : col de la Pierre Saint-Martin. Il va falloir s’intéresser à ce personnage historique (Martin de Tours), qui apparemment a évangélisé la Gaule (c’est peut-être pas ce qu’il a fait de mieux – passons), et qui est célèbre du fait qu’il a tranché en deux par son épée sa cape de l'armée (qui coutait un bras), pour en donner la moitié à un mendiant qui se les gelait. Mettons donc que cette pierre représente symboliquement saint Martin. Si on se documente sur lui, la légende relate un certain nombre de faits miraculeux (du coup il a pu devenir saint), notamment au cours de la razzia de tous les symboles païens.

Eh bien, il se trouve qu’un de ces faits a à voir avec un pin, un pin vénéré par les païens que Martin voulait donc mettre à terre. Mais les païens ne voulaient pas, et ils lui dirent : « Ok, on fait un deal : on va couper l’arbre, mais pour voir si tu as des c......., et si ta religion te donne des super pouvoirs, on va t’attacher à celui-ci, du côté où il va tomber », ce à quoi Martin répondit : « Chiche ! » La légende raconte que, lorsque l’arbre se mit à chanceler dangereusement vers lui, Martin fit le signe de la croix, et l’arbre chut finalement de l’autre côté (côté où les païens se croyaient en sécurité).

On peut interpréter le visuel de la 470 comme reproduisant symboliquement une partie la scène. Voici comment.

- La masse sombre

On a évidemment glosé jusqu’ici, et certainement avec pertinence, sur le fait que la masse sombre (dont on sait que ce n’est pas une vague d’eau) soit en fait le pin sous lequel Roland s'éteignit. Effectivement, ça ressemble bien à des branches : allons-y pour le pin. Cependant, cette interprétation seule n’explique pas le mouvement de droite à gauche et de haut en bas qui ressort de la peinture (ce pour quoi on a pu interpréter cette masse comme une vague).

Or, un pin qui s’abat nous donne une interprétation correcte de cette masse sombre (qui, de plus, semble déjà bien pencher vers la gauche, s’il s’agit bien d’un arbre).

- L’épée « activée »

J’avais également essayé de comprendre sans succès pourquoi la poignée et la garde de l’épée avaient cette sorte d’illumination. Dans le contexte de l’épisode de saint Martin, il n’est pas interdit de penser que le signe de croix effectué par Martin se retrouve ici transformé en une véritable croix (l'épée) fichée dans (ou « tenue » par) la pierre (qui représente) Saint-Martin et qui s’« active » de façon magique afin de dévier l’arbre qui est en train de choir.

Autres éléments

1. Cette deuxième interprétation du visuel expliquerait pourquoi Max a répondu à une question d’un chercheur que s’il n’avait pas demandé à Becker de refaire ce tableau, cela aurait « hypothéqué le décryptage de l’énigme » (termes du chercheur, validés par Max). S’il s’agissait de s’en tenir à Roncevaux, il est évident qu’une erreur quelconque sur le tableau n’hypothèquerait pas le décryptage de l’énigme, puisque Roncevaux se trouve avec le texte, et que quelle que soit l’erreur sur le tableau, il me semble qu’on pourrait comprendre que c’est la bataille dont on parle.

2. Trouver soit ce col-ci, soit le col du Somport, a peut-être l’avantage de donner un lieu qui se trouve en France, ce qui serait nécessaire dans le cas où la flèche symbolique serait située en ce lieu (ce que j’ignore). Si la flèche est autre chose, bien entendu, on peut faire avec le col de Roncevaux.

3. Saint Martin est – entre autres – le patron des piétons (des cavaliers aussi, mais pas des cochers du coup). Je ne sais pas trop si cette information entre en jeu ou non ; si oui, cela pourrait au moins donner une explication sur le fait que le personnage important soit un piéton (mais on a déjà le pied, qui est peut-être suffisant).

4. Voici une belle bretelle de sortie d’autoroute, puisqu’on sort avant d’atteindre Roncevaux ! Cela est néanmoins vrai aussi pour le col du Somport.   

5. Évidemment, j’ai trouvé une lumière qui va avec cette destination (sinon je ne suis pas sûr que j’aurais creusé pour voir s’il y avait une interprétation qui tienne debout pour valider ce col), et c’est la première lumière que je trouve qui soit vraiment une lumière ! Une vraie de chez vraie, et qui se voit, pas un truc symbolique ou tiré par les cheveux. Je vous laisse la chercher : ça se trouve !

Conclusion temporaire

Ceci n’est qu’une piste, toute fraiche, je ne prétends donc évidemment pas que ce soit la solution. Je trouve simplement qu’elle présente des avantages que je n’avais pas obtenus jusqu’à présent, et qu’elle mérite d’être rajoutée ici, puisqu’on parle des localisations possibles de Roncevaux.

Je n’ai pas obtenu plus de choses sur la flèche qui vise le cœur ; est-ce donc simplement que nous devons viser Bourges à partir de la destination, cela reste tout-à-fait possible.

Pour l’instant, la lumière ne me renseigne pas plus sur quoi faire en 580. Cependant, il est peu probable que ce soit la clé de passage.

Voilà, vous pouvez commenter !
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Messages dans ce sujet
La bataille de Roncevaux au col de la Pierre Saint-Martin - par Becarre - 2019-11-21,01:50

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