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Variation autour de l’arc
#1
Afin d’élargir les horizons de recherche, je souhaite vous décrire ici une solution que j’ai trouvée avant-hier, que je juge élégante, qui tient entièrement sur ses pattes, qui utilise bien tous les éléments de l’énigme, qui s’emboite parfaitement, qui propose un lien vers la suivante, peut-être aussi une clé, mais qui, néanmoins, si elle est compatible avec la quasi totalité des madits, ne passe pas l’épreuve d’une poignée d’entre eux (ce qui fait que je pleure).

Cette solution se base sur les éléments suivants :
  • Le « là » est Golfe-Juan.
  • Apollon compte les mesures à partir de là où il se trouve (cela est confirmé plusieurs fois par les madits).
  • Apollon compte les mesures vers le zénith, dans le sens : « en l’air, très haut ». Ce sens est indiscutable car Max donne d’une part les deux sens possibles de ce mot : « ZENITH = DIRECTION VERTICALE ASCENDANTE, OU DANS L'ACCEPTION COMMUNE "EN L'AIR, TRES HAUT" », et plus tard confirme que le premier sens n’est pas le bon : « PRENEZ L'EXPRESSION DANS SON SENS LITTER AIRE. QUE "ZENITH" SIGNIFIE "AU-DESSUS", C'EST UN FAIT. MAIS ON L'UTILISE AUSSI DANS UNE ACCEPTION LEGEREMENT DIFFERENTE , PLUS LBRE, MAIS PARFAITEMENT CORRECTEA MITIES -- MAX ». Il confirme plusieurs fois qu’il faut en effet prendre le sens « commun » ou « littéraire ».
  • La flèche monte et redescend. Cela est dit plusieurs fois dans les madits, et est explicite lorsqu’on lit l’énigme : « L'ENONCE DE L'ENIGME EXPOSE CLAIREMENT QU'ELLE EST COURBE DANS L'ESPACE PUISQU' ELLE MONTE PUIS REDESCEND. AMITIES -- MAX ».
  • À partir des deux points qui précèdent, la solution présentée fait l’hypothèse (ceci est une hypothèse, car ce n’est jamais explicite dans les madits) que le compte des mesures se fait sur le trajet même de la flèche, puisque les mesures se comptent vers une direction en hauteur, et que la flèche est décochée en hauteur également.
  • La flèche se déplace à la vitesse de la lumière.
  • Les constantes qui interviennent sont : 33 cm pour la mesure, 300000 km/h pour la vitesse de la lumière, 86164 secondes pour la durée du jour sidéral : sur ces trois, seule la dernière est incontestable, car explicitement confirmée par Max.

La solution

Lorsqu’on fait les calculs habituels, on trouve que les 1969,697 mesures donnent 650 mètres, et que la distance parcourue par la lumière est 559000 mètres.

On remarque alors, d’une part que les valeurs données par Max ont été calculées pour qu’on tombe sur deux nombres entiers, et d’autre part (cette remarque n’est pas de moi, mais a été faite par Rachel sur le forum des Sans-Hulotte, sans toutefois l’exploiter plus avant) que 559000 est divisible par 650 : 650 * 860 = 559000.

Il n’y alors qu’un pas à faire pour penser qu’en fait, Apollon compte les 1969,697 mesures, non pas une fois, mais 860 fois. Ainsi, puisque l’hypothèse prise est que ces mesures sont comptées sur le trajet de la flèche, les 860 comptages de ces mesures décrivent ce trajet.

C’est ici que j’apporte ma pierre à l’édifice, à savoir que j’exploite la connaissance de ces 860 étapes en disant qu’Apollon applique le principe suivant : chaque fois que 1969,697 mesures sont comptées, Apollon fait pivoter son arc (latéralement) d’une minute d’arc. Ce principe va alors nous permettre de déterminer la direction de décochage de la flèche.

Il suffit pour cela de voir ce que donnent 860 minutes d’arc : cela donne 14,33 degrés, et de connaitre la direction de référence : cela est extrêmement simple, puisqu’elle nous est donnée dans le visuel : il s’agit du nord (la lettre N, voir la remarque plus bas à ce propos). Nous savons que la flèche doit tomber en France, donc le pivotement se fait vers l’ouest.

Lorsqu’on fait le tracé sur la carte, et qu’on compte 559 km, on ne tombe sur rien. Cependant, puisque la trajectoire de la flèche est courbe dans l’espace, la longueur du tracé qui est la projection sur le plan de la trajectoire réelle est forcément inférieure à la distance spatiale parcourue par la flèche. Si l’on réduit donc les 559 km, le premier point qu’on trouve sur la carte est à 545 km (soit 14 km de moins) et se nomme Domrémy.

Domrémy est donc le lieu où se fiche la flèche, dans cette solution.


Ce qu’on en tire

Bien évidemment, Domrémy nous donne Jeanne d’Arc, ce qui fait que :
  • nous rencontrons ainsi un troisième arc, après celui qui a servi à projeter la flèche, et l’unité de mesure d’angle. Nous sommes donc satisfaits ;
  • Jeanne d’Arc nous donne un lien vers l’énigme suivante, qui est l’Angleterre.
D’autre part, si on réutilise les 14 degrés (disons qu’on enlève les 0,33 puisqu’il ne faut pas demander son reste !) pour tracer notre chemin marin à partir de Cherbourg dans l’énigme suivante, on s’en va vers la mer Cantabrique, ce qui n’est pas sans nous rappeler une certaine I.S…


Remarques sur la solution
  • Le fait qu’on utilise la lettre N du visuel comme représentant le nord n’est pas en contradiction avec la réponse « NON » de Max à la question suivante : « N DANS LES 2 VISUELS -780 ET 420- REPRES ENTENT -ILS LA MEME CHOSE», si l’on interprète « même chose » par « même mot ». En effet (mais on peut dire si c’est exact que la réponse de Max est très retorse !), dans le visuel de la 420, N représente le mot nord, alors que dans le visuel de la 780, N représente le mot north : eh oui, n’oublions pas que la boussole indique les quatre points cardinaux en anglais !
  • Le fait qu’il faille se hâter serait alors une simple confirmation qu’il faille en passer par la minute d’arc, puisque la minute est évidemment aussi une unité de temps.
  • Il est en effet dans cette solution indispensable d’avoir la bonne valeur de la mesure (ceci a été précisé par Max), puisque c’est uniquement celle-ci qui permet de trouver l’angle de tir : la cible n’étant pas à 559 km, le choix dans les cibles serait beaucoup trop important, et tomber sur la bonne serait pur hasard.
  • Le fait que la solution fasse appel à l’histoire de France est bon signe, puisque la chasse n’est pas affaire de devin (l’affaire du devin est l’avenir), mais affaire d’historien (le passé). 
  • Les connaissances en mathématiques et en histoire à considérer sont en effet du niveau du secondaire (subdivisions du degré, lieu de naissance de Jeanne d’Arc).


Les madits tueurs de cette solution

Ce sont les quelques uns qui spécifient qu’on peut considérer que la flèche se meut dans un plan horizontal, et que la balistique n’intervient pas dans l’énigme (même si, pourtant, la flèche monte et redescend…). On les trouve dans le résumé de Zarquos : https://www.zarquos.net/synthese/420/fle...ctoire.txt.


Autres réflexions
  • J’ai extrait les deux madits suivants, car d’après moi, ils démontrent que les 1969,697 mesures ne correspondent pas à une altitude. Je ne crois donc pas qu’il faille continuer à chercher des points terrestres à une altitude précise qui serait donnée par l’intersection du cercle de rayon 559 km et la courbe de niveau correspondant à l’altitude trouvée.
Citation :QUESTION No 29 DU 1998-05-05
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TITRE: MESURES D'APOLLON
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Apollon compte les 1969 mesures de 'LA'. Mais le point zero de ses mesures (l'origine de son comptage) est-il egalement 'LA' ? Merci de votre reponse. PRIAM 
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OUI. AMITIES -- MAX 
Citation :QUESTION No 40 DU 1997-06-24
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TITRE: GRAAL-03 
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1969,697 MES: LA SEMAINE DERNIERE A UNE QUESTION POSEE PAR MOI-MEME DE SAVOIR S' IL FALLAIT COMPTER 1969,697 MES DEPUIS L E SOL OU DEPUIS LA TETE DE APOLLON VOUS M'AVEZ DIT QUE CA N'A PAS VRAIMENT D'IMP ORTANCE? JE NE COMPRENDS PAS VOTRE REPON SE EN EFFET COMPTER DEPUIS LE SOL OU DEP UIS LA HAUTEUR D'UNE TETE EST-CE PAREIL? * 
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EN L'OCCURRENCE, OUI. AMITIES -- MAX 
  • Il semble important que ce soit Apollon qui compte (cela revient plusieurs fois). Cela cacherait-il une mesure bien différente du pied ? Faudrait-il aller chercher dans le fait que ce soit un dieu grec ?
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#2
(2019-12-14,20:31)Becarre a écrit : ...
Lorsqu’on fait le tracé sur la carte, et qu’on compte 559 km, on ne tombe sur rien. Cependant, puisque la trajectoire de la flèche est courbe dans l’espace, la longueur du tracé qui est la projection sur le plan de la trajectoire réelle est forcément inférieure à la distance spatiale parcourue par la flèche. Si l’on réduit donc les 559 km, le premier point qu’on trouve sur la carte est à 545 km (soit 14 km de moins) et se nomme Domrémy.
...
@Becarre, le début est original et intéressant mais la phrase "en gras" casse tout (pour moi au moins). Tu as un calcul à décimales (l'angle) dont tu conserves la précision et une distance juste que tu amputes de 14km ? mais pourquoi 14km ?
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#3
(2019-12-14,21:13)leuc a écrit :
(2019-12-14,20:31)Becarre a écrit : ...
Lorsqu’on fait le tracé sur la carte, et qu’on compte 559 km, on ne tombe sur rien. Cependant, puisque la trajectoire de la flèche est courbe dans l’espace, la longueur du tracé qui est la projection sur le plan de la trajectoire réelle est forcément inférieure à la distance spatiale parcourue par la flèche. Si l’on réduit donc les 559 km, le premier point qu’on trouve sur la carte est à 545 km (soit 14 km de moins) et se nomme Domrémy.
...
@Becarre, le début est original et intéressant mais la phrase "en gras" casse tout (pour moi au moins). Tu as un calcul à décimales (l'angle) dont tu conserves la précision et une distance juste que tu amputes de 14km ? mais pourquoi 14km ?

Non, j’observe qu’il s’agit de 14 km c’est tout ! Je sais que le trajet projeté est inférieur au trajet réel. J’en déduis la ville (qui est la première rencontrée) puisque je connais l’axe. Sans les madits ça me paraîtrait tout à fait acceptable, puisqu’on utilise l’astuce liée au fait que le trajet soit courbe (et que la ville s’auto-confirme grâce à Jeanne d’Arc). Le fait est que les madits détruisent cette astuce. Donc c’est mort.
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#4
Dommage, cacher Jeanne D'Arc derrière Napoléon était intéressant, et ça avait l'avantage d'expliquer "Carusbruc" à la place de Cherbourg...
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#5
(2019-12-14,23:54)chouchou a écrit : Dommage, cacher Jeanne D'Arc derrière Napoléon était intéressant, et ça avait l'avantage d'expliquer "Carusbruc" à la place de Cherbourg...

D’après Wikipédia, la ville s’est appelée Carusburc entre 1026 et 1056, cela ne semble pas correspondre à la période de Jeanne d’Arc. Mais considérer cette période est peut-être une piste, sait-on jamais. Apparemment, cette période correspondrait au règne d’Henri Ier.
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#6
(2019-12-14,23:54)chouchou a écrit : Dommage, cacher Jeanne D'Arc derrière Napoléon était intéressant, et ça avait l'avantage d'expliquer "Carusbruc" à la place de Cherbourg...
@chouchou : je n'ai pas compris pourquoi. Jeanne d'Arc, c'est XV° siècle et Carusburg c'est début XI° siècle. Comment faisais-tu la liaison ?
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#7
(2019-12-15,00:08)leuc a écrit :
(2019-12-14,23:54)chouchou a écrit : Dommage, cacher Jeanne D'Arc derrière Napoléon était intéressant, et ça avait l'avantage d'expliquer "Carusbruc" à la place de Cherbourg...
@chouchou : je n'ai pas compris pourquoi. Jeanne d'Arc, c'est XV° siècle et Carusburg c'est début XI° siècle. Comment faisais-tu la liaison ?
Je viens de vérifier, au temps pour moi, je pensais que le nom était conservé jusqu'à la fin du Moyen Age...
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